Collectif / Créations

Janoir, une vie à peindre (documentaire)

De la peinture aux pixels, à 73 ans Au « secret des secrets », nous dit un poème de Jean Janoir (1929-2012), nous n’aurons jamais accès. C’est pourtant ce que va tenter Janoir, une vie à peindre en retraçant le parcours atypique de cet homme qui, à l’âge de 73 ans, a décidé de continuer sa peinture par ordinateur, maîtrisant les brosses de Photoshop comme les pinceaux d’hier. C’est par nécessité qu’il s’est ainsi métamorphosé : en 1995, une grave opération l’avait obligé à rester le plus souvent assis. Malgré la mort, malgré la maladie qui l’empêchait de peindre debout, de danser devant ses toiles, Jean Janoir a continué à être acteur et auteur de son œuvre grâce au numérique. Réalisation : Émilie Souillot et Jérémy Zucchi, 2013. Production : JPL Productions et Cinaps TV avec le soutien du CNC. 53 minutes, 2013 Projections du film Ce film peut-être librement projeté, dans un but non-commercial exclusivement, lors d’évènements gratuits, ainsi que dans un cadre pédagogique ou périscolaire. Pour cela, envoyez un mail à contact [@] eclorecreations.com Dossier de présentation (PDF) Synopsis Le peintre était comme un arbre solide dont les branches repoussent sans cesse, explorant les possibles pour s’épanouir. Janoir semblait pouvoir sans cesse se métamorphoser pour passer d’un support à l’autre, tout en restant lui-même ; il semblait avoir la force de toujours se relever. Il fut guitariste de jazz, peintre avec des brosses réelles ou virtuelles, concepteur de décors et de costumes d’opéras, sculpteur, designer d’intérieur, poète. Janoir, une vie à peindre raconte la vie d’un homme qui a fait le choix de vivre dans son art, qui a accédé à une certaine notoriété grâce à ses costumes et décors d’opéras, a réalisé d’immenses toiles de commande, avant que le temps passe et le vent tourne ; il s’est replié chez lui puis a sombré dans l’oubli. Jean Janoir et son épouse Michelle Bouix sont morts tous les deux au début de l’année 2012. Les œuvres et leurs biens ont été vendus et dispersés à bas prix lors d’une vente judiciaire en octobre. C’est l’histoire d’une renaissance de soi-même, par l’art qui transmet l’espoir fou de toujours rester en vie… Ce n’est pas seulement un documentaire sur la vie et l’œuvre d’un peintre, mais le portrait de deux amis, décédés à un mois et demi d’intervalle. En effet, depuis qu’Émilie Souillot réalisa Histoire (s) de Jazz, le Hot Club de Lyon (52 minutes, 2009) sur le club de jazz dont Janoir fut un des musiciens fondateurs, les réalisateurs de Janoir, une vie à peindre étaient devenus les « petits-enfants de cœur » de Jean et de Michelle, comme cette dernière aimait les présenter. Le portrait d’un artiste tel que Jean Janoir aurait pu servir de base à une analyse du déplacement de l’œuvre vers le virtuel, ou à une histoire du processus de décentralisation culturel à Lyon au cours des années soixante, mais ce film est surtout le cri étouffé d’un vieil homme malade, retranscrit par une jeune femme et un jeune homme. C’est pourtant un film rempli d’espoir, malgré la certitude de la mort, ses réalisateurs n’ayant pas souhaité faire de leur film un éloge funèbre, mais une exaltation de la vie qui déborde des œuvres de Jean Janoir et du sourire de son épouse Michelle. Générique Production : JPL Production et Cinaps TV avec le soutien du CNC Réalisation : Émilie Souillot et Jérémy Zucchi Avec Jean Janoir, Michelle Janoir, Pierre Arrivetz, Jean-Jacques Lerrant, Régis Neyret, Jacques Ray, Damien Voutay… Musique : Émilie Souillot (piano), Élodie Poirier (violoncelle et nyckelharpa) et Jérôme Bodon-Clair (guitare) Image et son : Émilie Souillot et Nicolas Folliet Montage : Pierre-Louis Vine Enregistrement de la musique : Benoît Bel, studio Mikrokosm Moyens Techniques : Cinaps TV / Jeudi 15 Chargé de production : Yoann Nurier Producteur délégué : Jean Pierre Lagrange HD – Durée 52 min – Son stéréo – Couleurs, 16/9 – 2013 Musique du film Playlist Intentions et création Playlist Le Phoenix de Pandore · Janoir, une vie à peindre (BO) Intentions et création Créer la musique d’un film documentaire Compte tenu de son importance de la musique dans la vie de Jean Janoir, guitariste de jazz dans sa jeunesse, la musique a revêtu une importance plus grande que pour un autre film documentaire. La présence de la femme en robe rouge dans Janoir, une vie à peindre nous a permis de proposer des échappées mentales et lyriques où la musique peut s’élever et s’étendre, à la différence des entretiens où elle est soit absente, soit en retrait. Nous imaginions une musique en permanente évolution, force en mouvement qui se métamorphose. Écriture et improvisation La conception de la musique a reposé sur un mélange d’écriture préalable et d’invention au moment de l’enregistrement (certains morceaux, tel le Lumineux tango ci-dessous, ont été entièrement improvisés). La co-réalisatrice de Janoir, une vie à peindre, Émilie Souillot, a composé et interprété les parties au piano, tandis qu’Élodie Poirier (violoncelle et nickelharpa) et Jérôme Bodon-Clair (guitare) ont improvisé les lignes de leurs instruments. Le trio n’avait jamais joué tous les trois ensemble avant le jour de l’enregistrement. Ce dernier a duré une seule journée, mais « avec Élodie, à force d’improviser sur ce qui était déjà existant, on a pu se laisser aller » explique Émilie. Certains morceaux ont été joués en respectant un minutage précis, ayant été conçus pour des séquences spécifiques, déjà montées, tandis que d’autres ont été enregistrés librement, comme un fil de notes pouvant être librement cousu dans la trame du montage, selon nos besoins. La musique a été enregistrée par Benoït Bel dans son Mikrokosm Recording Studio, à Villeurbanne. C’est brut, enregistré d’un seul trait, sans mixage ultérieur faute de temps. Nous tenions de toutes façons à conserver un son proche du live, rappelant celui des sessions de jazz enregistrées en commun autrefois. Nous tenions aussi à faire entendre la rudesse archaïque du nickelharpa (instrument traditionnel suédois), confronté à l’ampleur du violoncelle, à l’intimité du piano, à la nonchalance énergique d’une guitare électrique jouée façon blues. Quel

Une Rencontre, Pockemon Crew + Emelthée (documentaire)

Danse Hip-Hop et chant classique : le récit d’une création unique Du chant, des rires, des voltiges. Deux mondes, une rencontre. Une Rencontre, Pockemon Crew + Emelthée raconte la rencontre improbable des meilleurs danseurs de hip-hop au monde, les champions du monde Pockemon Crew, et du chœur classique Emelthée. Pendant deux mois de répétitions intenses, chacun va aller vers l’autre. Les danseurs vont apprendre à chanter, les chanteurs à danser. Dans les cadres superbes de l’Opéra et de l’Auditorium de Lyon, c’est une petite utopie artistique mais réelle, avec de grands éclats de rire et des moments d’émotion portés par les morceaux sublimes de Peterson-Berger. Réalisation : Jérémy Zucchi 29 minutes, 2016 Synopsis Une Rencontre, Pockemon Crew + Emelthée est l’histoire de la rencontre des deux directeurs artistiques de ces compagnies, Marie-Laure Teissèdre d’Emelthée et Riyad Fghani de la Cie Pockemon Crew, qui confrontent leurs parcours et leurs méthodes de travail. Le second canalise l’énergie incroyable des danseurs pour l’insuffler dans ses chorégraphies, tandis que la première dirige les chanteurs et chanteuses d’Emelthée par l’évocation d’images et des émotions qu’elle souhaite obtenir. La rigueur et la poésie mêlés font naître l’œuvre. Chanteurs, danseurs et directeurs artistiques vont utiliser leurs différences pour créer un spectacle unique mêlant breakdance et musique classique. Une Rencontre, Pockemon Crew + Emelthée n’est pas un film avec de grand discours, mais avec de grands et de petits gestes qui montrent comment se construit une œuvre ― et pourquoi pas notre société de demain ? Car créer ensemble, c’est une évidence.   Générique Réalisation : Jérémy Zucchi. Avec l’aide indispensable de Serge Bufferne (ancien président du Chœur Emelthée) et Pierre Fronton (ancien président de la Cie Pockemon Crew). Direction artistique et musicale (Emelthée) : Marie-Laure Teissèdre. Direction artistique (Pockemon Crew) : Riyad Fghani. Images et son : Émilie Souillot et Jérémy Zucchi, avec le matériel prêté généreusement par la société de production Lyonnaise Camp de Base. Avec Marie-Laure Teissèdre, Riyad Fghani, Christophe Falcoz, les chanteur du Chœur Emelthée et les danseurs de la Cie Pockemon Crew. Altos : Claudine Charnay, Mélanie Guerimand, Sophie Maksoudian, Caroline Marmond, Fanny Mouren, Anne Vincent, Majdouline Zerari (soliste). Barytons : Nicolas Josserand (soliste), Mickaël Kourganoff, Pierre Pageault, Jacques Plassard, Nathanaël Tavernier. Danseurs : Junior Bordeau, Medhi Meziane, Hyacinthe Vallerie, Patrick M’Bala Mangu, Farès Baliouz, Moncef Zebiri, Nagueye Mahmoud, Maxime Vicente. Instrumentistes : Junko Fukuda-Gros (piano), Marion Sicouly (harpe), Anaïs Belorgey (violoncelle). Sopranos : Delphine Ardiet, Annabelle Bayet, Charlotte Dutournier, Marie-Frédérique Girod (soliste), Stéphane Meygret, Marina Ruiz. Ténors : Julien Drevet-Santique, Artiom Kasparian, Vincent Laloy, Grégoire Morichoux, Marc Scaramozzino. HD – Durée 29 min – Son stéréo – Couleurs, 16/9 – 2016. Adhérer à Eclore ou faire un don

Sorcières d’encre (documentaire)

N.B. : Ce projet a évolué pour devenir le film La Maison de la sorcière (voir sur le site du réalisateur Jérémy Zucchi). Sorcières d’encre sera un long-métrage documentaire évoquant le processus des procès de sorcellerie à travers l’histoire de six femmes arrêtées pendant l’automne et l’hiver 1519 dans la Montagne ardéchoise, et les créations de six artistes, femmes invoquant, réinvestissant, réactualisant la figure multiple de la sorcière à travers des arts différents (notamment Marianne Vinégla Camara qui s’est glissée dans la peau de la prétendue sorcière Catherine Peyretone dans Brûlures vives). Le réalisateur Jérémy Zucchi a d’abord entrepris le film comme un moyen d’expression intime par les images, recréation expérimentale du premier film auquel il participa à quatorze ans, esquisse de documentaire sur Catherine Peyretone, condamnée pour sorcellerie à Montpezat-sous-Bauzon. C’est à la cime de la Prade, la prairie de ce petit village situé au pied du plateau ardéchois, que cette femme fut brûlée vive, selon la tradition populaire, le 12 octobre 1519. Cet événement ne peut être évoqué hors du processus de contamination systématisé qui mena à l’arrestation de cinq autres femmes. Au Roux, un peu plus haut dans la montagne, Jeanne Chareyre fut arrêtée dès fin septembre, puis survint l’arrestation simultanée d’Agnès Colomb, Catherine Lashermes, Béatrice Laurent et Catherine Vesse, saisies, jugées, parfois torturées par les moines de l’abbaye de Mazan, sur le plateau. De ces six femmes arrêtées pour sorcellerie dans un rayon de dix kilomètres entre fin septembre et décembre 1519, nous ne connaissons que ce qui subsiste des archives de leurs procès : noms, situations sociales et familiales, lieux d’habitation, charges pesant contres elles. Toutes étaient veuves, isolées, sans moyens de se défendre contre une population qui cherchait des boucs émissaires pour y déverser sa colère née des maux qui la frappait (maladie, mauvaises récoltes, pillage par les troupes armées…). Quel processus implacable a fait d’elles les rouages broyés du système créant et propageant de ville et ville les « épidémies » de sorcellerie? Étayé par les recherches historiques les plus récentes menées notamment par Laurent Haond, Sorcières d’encre exposera les processus et les raisons de ce phénomène, tout en mettant en place des dispositifs permettant de réactualiser l’Histoire par l’art, afin de s’approprier et mieux comprendre le passé qui nous habite. L’accusation de sorcellerie provoque en nous des images, véhiculées par la tradition, les cultures anciennes et actuelles, mais ces visages de « sorcières » ne sont pas les leurs. Il s’agira, par les faits historiques, les traditions populaires et les créations d’artistes, de confronter les spectateurs de Sorcières d’encre à l’image qu’ils se font de la sorcière, et qu’ils prennent conscience du processus qui peut conduire chacun d’eux à devenir un bouc émissaire ou à en désigner parmi eux. Le site Internet d’Eclore proposera à ce titre des réflexions complémentaires sur l’image de la sorcière dans notre culture. Réalisation :  Jérémy Zucchi Long-métrage – En cours d’écriture

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